Refuge pour chiens situé à Ris Orangis (Essonne). Adoptions sur rendez-vous
Histoire du refuge
L’histoire de notre refuge a commencé en 1979 au 101 rue Pierre Brossolette à Ris Orangis. En décembre 2003, la Mairie de Ris-Orangis a vendu la parcelle de terrain sur laquelle se trouvait le refuge afin d’y faire construire un autre bâtiment. Les travaux pour la construction du nouvel édifice ont rapidement commencé alors que le refuge était toujours actif, rendant alors la vie des salariés et des chiens du refuge insupportable : coupure d’électricité, bruit, ... et pendant ce temps, l’avenir des chiens était incertain. Parcelle vendue oui, mais où le refuge (dit squatt) pouvait-il bien s’installer ? Les locaux de la fourrière municipale récemment fermés ont, quelques années après, été mis à disposition du refuge. Cependant, impossible d’y installer les chiens avant de longs travaux de réaménagement : des boxs minuscules disposés le long d’un couloir, sans accès vers l’extérieur, sans lumière naturelle, sans contact direct avec les humains ou les autres chiens, dans le vacarme permanent et assourdissant des aboiements ... Des locaux absolument pas adaptés pour accueillir nos chiens habitués à sortir quand ils veulent dans leurs courettes, à se dégourdir les pattes dans les grandes cours de détente, à jouer et se promener avec les bénévoles et les salariés dont ils observent les activités tout au long de la journée.
Après de longs mois de travaux, en janvier 2014, les chiens ont découvert l’immense travail réalisé par des bénévoles, leur permettant ainsi d’évoluer dans des boxs refaits à neuf. Un refuge entouré de verdure permettant aux chiens de se dégourdir régulièrement les pattes dans l’herbe fraîche. C’est un souffle nouveau pour l’ARPA, qui est désormais installé Chemin Départemental 31 à Ris Orangis.
Valeurs qui nous unissent
A chaque chien son humain
Nous, bénévoles et salariés avons comme intime conviction que chaque chien qui rentre au refuge peut trouver son humain. Celui qui saura l’apprécier, celui qui saura le comprendre, celui qui lui donnera une chance de vivre une vie de famille. Le refuge de l’ARPA ne pratique pas l’euthanasie dite de «confort», laissant ainsi la chance aux petits pensionnaires de trouver la famille dont ils rêvent tant. Nous avons tous notre caractère, tous notre propre histoire, mais aussi tous cette volonté commune d’apporter de l’amour à tous ces petits êtres qui ont été trahis. Apporter tout cet amour jusqu’au jour où une famille prendra notre relai. Une autre de nos valeurs se retrouve dans cette notion du partage. Le partage de nos combats et de nos sauvetages. Nous avons en effet à cœur de vous montrer autant que nous le pouvons le quotidien du refuge. Ce partage est également possible grâce à vous adoptants qui nous partagez chaque jour vos belles histoires. Celle d’un petit être trahi qui a repris confiance en la vie. Nous faisons ainsi tout notre possible pour être disponibles pour nos adoptants et nos anciens pensionnaires.
Nous sommes ainsi une équipe soudée autour de la protection des plus faibles et de la responsabilisation face aux questions de l’abandon.
Y croire, y croire toujours un peu plus fort
Certains nous prendront peut être pour des idéalistes, d’autres encore pour des rêveurs mais nous avons décidé de croire aux miracles, ceux des adoptions de vieux chiens ou de chiens malades. C’est à chaque fois les yeux pleins de larmes que nous vous appelons à l’aide pour adopter nos chiens et c’est à chaque fois les yeux brillants de bonheur que nous les regardons passer notre grand portail. Le passage d’une vie au refuge à celle d’une vie en famille. Et c’est parce que nous ne gagnons pas toujours le fastidieux combat dans lequel nous nous sommes lancés que nous bataillons toujours plus fort. Notre combat est quotidien et varié. C’est ainsi plusieurs heures de ménage par jour, des soins donnés, des gamelles remplies, des moments de tendresse, des caresses douces et des mots rassurants, des heures d’étude de formulaires d’adoption, des dizaines d’articles créés pour mettre en lumière nos chiens, des posts sur Facebook et Instagram mais aussi des milliers de photos et vidéos de nos petits pensionnaires. C’est aussi pour l’équipe du refuge des pleurs, des rires, des espoirs, des victoires, de la fatigue, mais un amour toujours plus fort pour ceux qui parfois n’attendent plus rien de l’homme.
Missions du refuge
Accueil des chiens
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Une de nos principales missions réside dans l’accueil des chiens. Un coup de téléphone, une lettre, une cage poussiéreuse ou une laisse accrochée au portail. Une laisse au bout de laquelle on retrouve un chien, perdu et affolé. C’est à ce moment que notre mission commence. «Bienvenue petit être, n’aie crainte, tu es désormais en sécurité», c’est ce que nous aimons leur chuchoter. Avec une capacité d’accueil d’environ 50 chiens notre refuge est composé de plusieurs rangées de boxs intérieurs et extérieurs et de trois cours de détente. Chaque matin et chaque soir les boxs intérieurs et extérieurs de nos pensionnaires sont nettoyés (lavage du sol, changement des couvertures et des gamelles d’eau). Les chiens profitent de deux sorties de 20 minutes chaque jour. En effet, ces derniers sont mis en cour de détente dans lesquelles ils prennent leur repas, jouent avec les bénévoles, profitent des piscines ou reniflent les quelques brins d’herbe qui dépassent des grilles. Les chiens sachant marcher en laisse profitent de balades hebdomadaires autour du refuge ou dans le bois qui l’entoure. L’accueil des chiens passe aussi par les soins que nous leur donnons quotidiennement (soins des yeux, brossage médicaments ...) et par les très nombreux trajets chez le vétérinaire (stérilisations, blessures ...).
Rééducation des chiens
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Certains chiens ont été délaissés par l’homme, privés de contact, d’autres encore ont été martyrisés, frappés, enfermés, laissés sans eau ni nourriture, abandonnés dans la rue. Face à leur passé douloureux, certains chiens ont totalement perdu confiance en l’homme. Un long travail de réassurance et rééducation doit alors être opéré avant de pouvoir envisager leur adoption. Inadoptables à leur arrivée au refuge ces chiens ont la chance d’être entourés par deux comportementalistes bénévoles qui passent parfois plusieurs heures par semaine à travailler auprès de ceux que l’homme n’a pas épargné. Ne plus avoir peur de la main de l’homme, ne pas pincer, ne plus être réactif aux autres congénères ... Autant de troubles du comportement que nos deux comportementalistes ont à cœur de prendre en main pour permettre aux chiens d’être sereins et de trouver enfin la famille qu’ils méritent.
Sauvetage au-delà des frontières
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Puisque l’amour n’a pas de frontière, nous avons décidé, à notre échelle, d’apporter de l’aide aux chiens roumains dont les conditions de vie dépassent l’entendement à travers notre collaboration avec une association française. Nous accueillons ainsi régulièrement quelques chiens issus d’une fourrière publique située à Piatra Neamt au Nord Est de la Roumanie. L’origine du problème des chiens de Roumanie remonte aux années 1980. Alors que Ceausescu fait construire de grandes barres de logements sociaux où les animaux y sont interdits, la population est contrainte d’abandonner ses animaux dans la rue. Très rapidement, les chiens se reproduisent. Surnomés les «Strays» ces chiens se battent quotidiennement pour survivre dans la rue. Entre poison, voitures, maltraitance de la part des habitants, c’est un combat de chaque instant pour ceux qui ne sont pas désirés par l’homme. Ils survivent dans la rue jusqu’au jour où des attrapeurs de chiens appelés «dogcatchers» les attrapent et les jettent violemment en fourrière. Fourrières dans lesquelles les conditions de vie y sont effroyables : surpopulation, manque de nourriture, manque d’eau, saleté, bagarres ... C’est après un long voyage éprouvant en camion, que les chiens que nous réservons arrivent au refuge, apeurés, mais avec la promesse d’une nouvelle vie heureuse.
Pensionnaires du refuge
Nous surnommons nos petits pensionnaires les «squatteurs» car nous imaginons notre refuge comme un squatt où les délaissés se retrouvent pour vivre un moment de joie volé à leur triste passé. Tel un endroit où tous forment une grande famille. Le passé de nos squatteurs est différent pour chacun. Certains sont abandonnés au refuge dans des conditions que nous serions presque tentés de qualifier de «normales». Malheureusement, ce n’est pas le cas de la plupart de nos pensionnaires. Beaucoup sont abandonnés lâchement devant le refuge : attachés à la grille, lancés par dessus le portail, déposés dans un carton ou dans une cage de transport. Un gros risque pour leur vie puisqu’une route très passante passe guère loin du refuge. D’autres chiens nous arrivent en fourrière. Parfois dans un état lamentable et ne sont pas réclamés. Le délai passé les chiens rejoignent leurs compatriotes dans les boxes du refuge. Enfin, nous sommes des fois contactés pour aller récupérer des chiens en grand danger, vagabondant dans la rue.
Des passés qui forcent toute notre admiration face à l’extrême gentillesse dont ils font preuve, au-delà de leurs craintes. Nous avons des pensionnaires de tout âge, bien que les chiots soient généralement adoptés bien plus rapidement que nos chiens plus âgés. Noir, feu, blanc, tâcheté, nos pensionnaires sont de toutes races et de tous croisements, jusqu’au plus impensables : basset x sharpeï ou teckel x rotweiller. Au passé, à l’âge et à la race différente, nos squatteurs ont tous en commun cette rage de vivre et cette extrême gentillesse.
Chaque année ce sont donc des cinquantaines de chiens que nous sauvons. Chaque année aussi certains de nos sauvetages sont poignants de par la détresse des chiens.
À vous tous, nos beaux sauvetages. A toi Doku que nous avons retrouvé pétrifié de peur devant notre grille. À toi aussi papy Everest, trouvé enfermé dans ton kennel avec ce regard de pitié que nous ne pourrons jamais oublier. Mais aussi à toi Midnight, à toi Bones, petit chiot rachitique. À vous tous nos beaux amis, à votre force et à votre courage. Vous l’avez mérité cette main tendue.